José Luis Chilavert, la légende du football paraguayen, n’a pas hésité à relancer la polémique avec ses récentes déclarations incendiaires sur la radio argentine Splendid AM. Malgré les critiques et la condamnation publique qu’il a essuyées pour ses propos antérieurs, Chilavert a choisi de réaffirmer ses opinions controversées à l’égard de Vinicius Junior, joueur émérite du Real Madrid.
Dans une tirade passionnée, Chilavert a remis en question la réaction émotionnelle de Vinicius face aux insultes racistes, affirmant que ses larmes étaient injustifiées et que son désir de voir une amélioration des conditions de vie des Noirs devrait être accompagné d’une réflexion sur le rôle des Blancs dans cette lutte. Avec une franchise déconcertante, Chilavert a lancé : « Pourquoi ce que j’ai dit à Vinicius était-il si dur ? C’est juste du bon sens, pourquoi pleure-t-il ? Il a dit qu’il voulait que les noirs puissent vivre mieux, alors qu’est-ce que nous, les Blancs, devons faire ? Est-ce que nous devons nous suicider ? Quel est le problème ? Il ne faut pas déformer les choses ».
Poursuivant sur sa lancée, Chilavert a rappelé les discriminations qu’il a lui-même subies en tant qu’immigrant paraguayen en Argentine, soulignant l’omniprésence de la discrimination à travers le monde. Il a également défendu son tweet controversé, arguant que l’utilisation du terme « tapette » dans son contexte culturel n’était pas offensante. Il a affirmé : « Ce que j’ai mis sur mon Twitter, c’est que le football est fait pour les hommes. Quand au Paraguay on dit ne sois pas une tapette, ce n’est pas du tout désobligeant ».
Cependant, c’est sa référence aux incidents tragiques impliquant la police brésilienne et les supporters argentins qui a attisé les flammes de la controverse. Chilavert a reproché à Vinicius son absence dans ces moments, suggérant que le joueur brésilien aurait dû agir en tant qu’exemple pour les dirigeants de son pays. Il a déclaré : « Lorsque la police brésilienne a battu à mort les supporters argentins et ceux de Boca, où était Vinicius, qui est un exemple pour les dirigeants brésiliens ? Ils frappent des enfants, des femmes et des vétérans. Quand ils vous frappent, tout va bien, mais quand vous leur manquez de respect, ils se mettent à pleurer ».
Ces déclarations incendiaires de Chilavert soulignent la profonde division et les tensions persistantes entourant les questions de racisme, de discrimination et de justice sociale dans le monde du football. Alors que les réactions continuent d’affluer, il est clair que le débat reste ouvert et que des efforts concertés seront nécessaires pour promouvoir l’inclusion et le respect sur et en dehors des terrains de football.




















