Si l’équipe de France a validé sa qualification pour les quarts de finale en battant le Paraguay (1-0) samedi à Philadelphie, c’est surtout l’attitude de l’Albirroja qui a marqué les esprits au lendemain de la rencontre. Fautes répétées, provocations et incidents en marge du jeu ont largement éclipsé le contenu sportif de ce huitième de finale.
Une stratégie assumée de perturbation
Dès le coup d’envoi, les Sud-Américains ont multiplié les interventions à la limite du règlement, cherchant avant tout à casser le rythme des Bleus plutôt qu’à construire du jeu. Les poussettes systématiques sur Michael Olise après chacune de ses passes, les coups de coude assenés à Kylian Mbappé, Jules Koundé et Dayot Upamecano ont émaillé toute la rencontre. Bradley Barcola, l’un des joueurs les plus visés, a confié n’avoir jamais disputé un match comportant autant de coups portés dans le dos — avant d’écoper lui-même d’un carton jaune pour avoir répondu à ces provocations.
Sur les 13 fautes sifflées en faveur de la France, aucune n’a débouché sur un avertissement côté paraguayen, une statistique jugée incohérente au regard du volume d’actes d’antijeu recensés tout au long des 90 minutes.
Une échauffourée après le coup de sifflet final
La tension est montée d’un cran après la rencontre. Le gardien paraguayen Orlando Gill se serait approché de Kylian Mbappé pour le féliciter, avant que l’attaquant français, qui ignorait visiblement le geste, ne l’esquive. Gill aurait alors renvoyé le ballon dans le dos de l’attaquant du Real Madrid, provoquant une échauffourée générale impliquant joueurs et membres des deux bancs. Interrogé par la suite, le portier paraguayen a justifié son geste en évoquant l’approche physique assumée de son équipe.
De vives réactions dans le monde du football
Sur le plateau de la FOX, Zlatan Ibrahimovic a estimé qu’un tel niveau de provocation aurait pu, selon lui, dégénérer bien plus gravement, tout en saluant la capacité des Bleus à ne pas se laisser déstabiliser. Le quotidien L’Équipe a de son côté jugé que les Paraguayens n’étaient clairement pas venus disputer un match de football classique, mais chercher à perturber leurs adversaires par tous les moyens possibles.
Didier Deschamps lui-même a reconnu l’agressivité déployée par les hommes de Gustavo Alfaro, tout en relativisant l’intérêt sportif du spectacle proposé. Qualifiés au terme de cette bataille, les Bleus retrouveront désormais un tout autre profil d’adversaire face au Maroc, jeudi à Boston, pour une place en demi-finale.



































































