Dans les couloirs de la Masia au début des années 2000, l’histoire du football mondial aurait pu basculer. Complices au sein de la légendaire génération 1987 du FC Barcelone, Cesc Fàbregas et Gerard Piqué ont révélé avoir tout tenté pour convaincre un jeune Lionel Messi de revêtir le maillot de la sélection espagnole. Un rêve fou qui aurait pu changer la face de l’histoire du sport.
C’est l’un des plus grands « et si ? » de l’histoire du ballon rond. Imaginez l’armada de la Roja, double championne d’Europe (2008, 2012) et championne du monde (2010), renforcée par le génie absolu de Lionel Messi. Cette idée, qui relève aujourd’hui du fantasme pour tout amateur de football, a bien failli devenir réalité. Alors qu’ils partageaient leur quotidien dans les équipes de jeunes du Barça, Gerard Piqué et Cesc Fàbregas ont mené une véritable campagne de séduction pour intégrer le natif de Rosario au projet espagnol.
L’offensive de la génération 87
À l’époque, Lionel Messi vient de débarquer de sa Catalogne d’adoption, timide, discret, mais déjà terrifiant balle au pied. Devant un tel phénomène, la fédération espagnole de football s’active en coulisses et propose au jeune prodige de rejoindre les catégories inférieures de la Roja. Conscients du joyau qu’ils côtoient tous les jours à l’entraînement, Piqué et Fàbregas se muent alors en recruteurs de l’ombre.
Les deux compères tentent par tous les moyens d’influencer le choix de l’Argentin. « On lui disait tout le temps de venir jouer avec nous en équipe d’Espagne », se souviennent les deux anciens internationaux. Avec une pointe de nostalgie et d’assurance, ils estiment aujourd’hui que si l’opération avait réussi, l’hégémonie ibérique aurait été totale : *« Si Leo avait choisi l’Espagne, nous aurions gagné deux ou trois Coupes du Monde supplémentaires, c’est une certitude. »
La fidélité indéfectible au maillot Albiceleste
Malgré l’insistance de ses coéquipiers et les ponts d’or de la fédération espagnole, le cœur de la « Pulga » n’a jamais oscillé. Messi a toujours clamé son amour viscéral pour ses racines. Son unique obsession était de porter les rayures bleues et blanches de l’Argentine, refusant poliment mais fermement les approches de sa terre d’accueil.
L’histoire lui aura finalement donné raison. Si l’Espagne a tout de même marché sur le monde sans lui au tournant des années 2010, Lionel Messi a fini par accomplir son destin national en guidant l’Albiceleste sur le toit du monde en 2022. Une fidélité récompensée, au grand dam de ses anciens copains de la Masia qui ne peuvent s’empêcher, aujourd’hui encore, d’imaginer ce qu’aurait donné cette association historique.




















