Le huitième de finale entre la France et le Paraguay (1-0) a laissé une trace bien au-delà du score. C’est l’arbitrage de l’Ouzbek Ilgiz Tantashev qui a monopolisé l’attention au lendemain de cette rencontre chaotique disputée samedi à Philadelphie, dans un match marqué par une agressivité constante côté paraguayen.
Une tolérance jugée excessive
Le principal grief adressé à l’arbitre concerne son absence totale de sanction envers le Paraguay : aucun joueur de l’Albirroja n’a été averti, malgré un nombre important de fautes et de gestes d’antijeu, quand plusieurs Français — Bradley Barcola, Manu Koné, Michael Olise — ont eux écopé de cartons jaunes. Cette asymétrie a nourri les accusations d’incohérence dans la gestion des contacts et des fautes tout au long de la rencontre.
Âgé de 42 ans, Tantashev participait à sa première Coupe du monde. Son passif avec l’équipe de France n’a pas manqué d’être relevé : il avait déjà officié lors d’un quart de finale tendu entre la France et l’Argentine aux Jeux olympiques de Paris 2024.
Une avalanche de critiques dans la presse internationale
Les réactions n’ont pas tardé à travers le monde. Le quotidien espagnol Marca a jugé qu’il était raisonnable de penser qu’il s’agissait du dernier match de Tantashev à ce Mondial [CNEWS](https://www.cnews.fr/sport/2026-07-05/coupe-du-monde-2026-les-prestations-du-paraguay-et-de-larbitre-du-8e-de-finale) , estimant que les Bleus s’en étaient sortis de justesse face à une rencontre à haut risque. De son côté, le journaliste italien Tancredi Palmeri a tourné en dérision la prestation de l’officiel ouzbek sur les réseaux sociaux, tandis que le média anglophone The Athletic a estimé que l’arbitre n’avait manifesté aucun souci de la protection des joueurs, en particulier ceux de l’équipe de France.
Un symptôme d’un problème plus large ?
Interrogé par franceinfo, l’ancien arbitre international Saïd Ennjimi, aujourd’hui consultant pour L’Équipe, a livré une analyse plus nuancée. Sans minimiser la faiblesse de la prestation, il a souligné la difficulté pour un arbitre habitué aux divisions inférieures de se retrouver soudainement propulsé sur la plus grande scène du football mondial, évoquant une pression que peu sont préparés à affronter. Selon lui, cet épisode devrait surtout servir de leçon collective sur les critères de sélection et d’évaluation des arbitres internationaux à ce niveau de compétition.



































































