La Norvège a signé l’un des exploits de ces huitièmes de finale en éliminant le Brésil (2-1), dimanche soir au MetLife Stadium, dans un choc chargé d’histoire entre le géant sud-américain quintuple champion du monde et une sélection scandinave qualifiée pour la première fois en phase finale depuis vingt-huit ans.
Un début de match animé, sans que rien ne se débloque
La physionomie de la rencontre s’est emballée dès les premières secondes. Une action rondement menée par les Norvégiens a débouché sur un but de Berg, finalement annulé pour hors-jeu au départ de l’action (3e). Le Brésil a répliqué presque aussitôt en bénéficiant d’un penalty après une faute d’Ajer sur Cunha, mais Bruno Guimarães a buté sur le portier norvégien Ørjan Nyland (13e), auteur d’un match référence.
Le portier scandinave a ensuite multiplié les exploits pour maintenir les siens en vie : une nouvelle parade devant Guimarães avant la pause (30e), puis face à Vinícius Júnior juste avant la mi-temps (40e). Sans lui, la Seleção aurait sans doute fait la différence bien plus tôt, tant elle a dominé les débats dans le jeu.
Haaland surgit dans le dernier quart d’heure
Muet offensivement pendant l’essentiel de la partie, Erling Haaland a fait basculer la rencontre à un quart d’heure de la fin. Sur un centre soigné de son coéquipier Schjelderup, tout juste entré en jeu, l’attaquant norvégien a placé une tête décisive pour ouvrir le score (79e). Dans le temps additionnel, le buteur scandinave a doublé la mise d’une frappe croisée à l’entrée de la surface (90e), portant son total à sept réalisations dans le tournoi — au même niveau que Kylian Mbappé et Lionel Messi.
Entre les deux buts norvégiens, Nyland a une nouvelle fois sauvé les siens en détournant une tentative dévié d’Endrick, confirmant l’ampleur de sa prestation. Le Brésil a fini par sauver l’honneur dans les arrêts de jeu, Neymar transformant un penalty obtenu après une faute sur Casemiro — un but marqué en larmes, sans doute conscient qu’il s’agissait probablement de sa dernière apparition dans la compétition.
Une désillusion historique pour le Brésil
Cette élimination brutale en huitièmes de finale rappelle un scénario que la Seleção n’avait plus connu à ce stade de la compétition depuis 1990, année d’une défaite similaire face à l’Argentine. Pour la Norvège, en revanche, c’est une qualification inédite pour les quarts de finale de la Coupe du monde, où elle affrontera le vainqueur du match entre le Mexique et l’Angleterre.



































































