Il attendait ça depuis des années. Sa première Coupe du monde. Et Erling Haaland n’a pas tardé à rappeler au monde entier pourquoi son nom fait trembler les défenses de la planète entière.
Deux matchs, deux doublés. D’abord l’Irak balayé (4-1) dès l’entrée en lice, puis le Sénégal accroché et finalement dominé (3-2) dans la nuit de lundi à mardi. La Norvège file en huitièmes de finale, et son numéro 9 est déjà en train d’écrire une histoire que son pays n’avait plus connue depuis 1998.
Un prédateur, deux styles de but
Ce qui frappe chez Haaland, ce n’est pas seulement la quantité. C’est la qualité, la froideur, l’efficacité clinique. Contre le Sénégal, il a d’abord converti un service parfait de son capitaine Martin Ødegaard pour creuser l’écart, avant de tromper le gardien adverse grâce à une déviation subtile, complice d’un poteau rentrant. Deux buts, deux attitudes : celle du renard des surfaces, puis celle du joueur technique capable de surprendre même quand il est dos au but.
Un ratio qui défie l’histoire
Avec désormais quatre réalisations en ce Mondial, Haaland porte son compteur à 59 buts en seulement 52 sélections avec la Norvège. Un chiffre vertigineux. Selon les statisticiens, aucun joueur n’avait atteint un tel ratio à ce stade d’une carrière internationale depuis Gerd Müller, légende du football mondial, en 1974. La comparaison est flatteuse. Et méritée.
L’attaquant de Manchester City s’est d’ailleurs exprimé avec une humilité teintée de fierté en zone mixte. Selon lui, être qualifié pour la première fois en 28 ans et passer le premier tour, c’est déjà marquer l’histoire. Gagner la Coupe du monde ? Il balaie l’idée d’un revers de main. Mais contribuer à quelque chose de grand avec son pays ? Ça, il y croit profondément.
La course aux sommets : Messi devant, Mbappé et Haaland côte à côte
Au classement des buteurs de ce Mondial, le tableau se dessine déjà clairement. Lionel Messi trône en tête avec cinq réalisations, un triplé inaugural face à l’Algérie, suivi d’un doublé contre l’Autriche et bat au passage le record historique de Miroslav Klose, porté à 18 buts en Coupe du monde. Derrière lui, Kylian Mbappé, qui a honoré sa centième cape sous le maillot bleu cette même nuit, pointe à quatre buts, tout comme Haaland.
Un duel dans le duel se profile donc vendredi soir (21h) lorsque la Norvège et la France s’affronteront pour la tête du groupe I. Enjeu sportif d’abord, une première place précieuse dans la phase à élimination directe, mais aussi bataille personnelle entre deux des meilleurs attaquants de leur génération, séparés par un seul but au classement général.
Et maintenant ?
La question que tout le monde se pose est simple : jusqu’où peut aller Haaland dans cette compétition ? Son équipe tient la route, lui est en état de grâce, et les occasions ne manquent pas dans ce groupe I très offensif. Dépasser Mbappé semble à portée de main. Rattraper Messi, voire le dépasser ? C’est peut-être l’objectif secret que le Norvégien garde pour lui.
Une chose est sûre, à 25 ans, à son premier Mondial, Erling Haaland est en train de confirmer qu’il appartient bien à la catégorie des joueurs qui changent le cours des tournois. Et ce n’est que le début.



































































